Charly
·5 min de lecture

Vibe coding en 2026 — mon setup complet avec Claude Code

Le vibe coding, ce n'est pas coder sans réfléchir. C'est un état de flow où tu diriges et Claude exécute. Mon setup complet : Claude Code, hooks, CLAUDE.md et Plan Mode.

Le "vibe coding" a mauvaise réputation parce que les gens supposent que ça veut dire shipper sans réfléchir. Ce n'est pas ça — ou du moins pas ma façon de le faire.

Pour moi, le vibe coding est un état de travail spécifique : intention élevée, friction faible. Tu sais ce que tu veux construire. Tu arrêtes de te battre contre les outils pour y arriver.

Claude Code est ce qui a rendu ça possible. (Si tu hésites encore sur l'outil, j'ai comparé Claude Code vs Cursor vs Copilot à part — cet article suppose que tu as choisi Claude Code.)

Le changement de paradigme

Avant : j'ouvrais mon éditeur, je réfléchissais à l'implémentation, j'écrivais le code, je réalisais que les types étaient faux, je corrigeais les types, je réalisais que le pattern était faux, je refactorisais.

Maintenant : je décris le résultat, Claude propose un plan, j'approuve ou je réoriente, il exécute, je passe en revue. La prise de décision est mienne. La frappe est pour Claude.

Ce n'est pas de l'automatisation — c'est de la délégation. Tu es encore l'architecte. Tu n'es plus le maçon.

Mon setup complet

1. CLAUDE.md — les conventions comme garde-fous

Chaque projet a un CLAUDE.md à la racine. C'est un fichier markdown court qui dit à Claude ce qui est vrai dans ce codebase : la stack, la structure des dossiers, les patterns utilisés, ce qu'on ne fait jamais.

Sans ça, Claude devine et se trompe. Avec ça, l'output est prêt à committer du premier coup.

Le mien inclut :

  • La stack (Next.js, TypeScript strict, Tailwind 4, Prisma)
  • Les règles d'import (bloc unique, pas de lignes vides entre imports)
  • Le pattern action (next-safe-action, jamais de try/catch brut)
  • Le pattern service (throw DomainError, jamais { success: false })
  • Le format de logging (log.info(\Message | key=$`)`)

30 minutes à écrire. Des heures économisées chaque semaine.

2. Les hooks — automatisation invisible

Les hooks Claude Code sont des commandes shell qui s'exécutent automatiquement sur des événements : démarrage de session, écriture de fichier, appel d'outil, arrêt.

Les trois sans lesquels je ne peux pas travailler :

Démarrage de session → injecter le briefing projet

cat .claude/briefing.md 2>/dev/null && git log --oneline -5 2>/dev/null

Claude démarre chaque session en connaissant l'objectif du sprint en cours et les 5 derniers commits. Plus besoin de ré-expliquer le contexte.

Post-écriture → auto-lint

file=$(echo "$CLAUDE_TOOL_INPUT" | jq -r '.file_path')
[[ "$file" == *.ts || "$file" == *.tsx ]] && npx eslint --fix "$file" --quiet 2>/dev/null || true

Chaque fichier TypeScript est linté immédiatement après que Claude l'écrit. Aucune dette de lint ne s'accumule.

Arrêt → notification push

osascript -e 'display notification "Claude a terminé" with title "Claude Code"'

Je passe à autre chose pendant les tâches longues. Je sais quand revenir.

3. Le Plan Mode — attraper les erreurs avant qu'elles arrivent

Pour toute tâche touchant plus de deux fichiers, je préfixe avec Plan: ou j'appuie sur Shift+Tab. Claude cartographie chaque fichier qu'il touchera, dans l'ordre, avec les raisons.

Je passe 30 secondes à relire. J'attrape les mauvaises hypothèses avant qu'elles deviennent de mauvaises implémentations. Ensuite j'approuve et il exécute.

Ça seul a réduit mes cycles "ce n'est pas tout à fait ça, réessaie" de moitié.

4. Les skills — workflows réutilisables

Les skills sont des fichiers markdown dans .claude/skills/ qui définissent des workflows répétables. J'en ai un pour les commits, un pour la review de code, un pour le debugging.

Au lieu de décrire le même workflow à chaque fois, je lance /commit et Claude sait : vérifier le diff, écrire un message concis au bon format, pousser.

Le starter kit que je partage inclut ceux que j'utilise chaque jour.

Une matinée type

  1. Terminal ouvert, Claude Code lancé dans le répertoire du projet
  2. Le hook de démarrage injecte le contexte du jour et les commits récents
  3. Je décris ce que je vais construire
  4. Claude le planifie (si non trivial)
  5. Je relis et j'approuve
  6. Il exécute — écrit les fichiers, lance les vérifications de types, corrige ce qui casse
  7. Le hook d'arrêt me notifie quand c'est fini
  8. Je relis le diff, je fais de petits ajustements si besoin
  9. /commit — terminé

La boucle entière de "je veux construire X" à "X est commité" est plus rapide que ça ne prenait autrefois juste pour mettre en place le scaffolding.

Ce que ce n'est pas

Ce n'est pas "laisser l'IA conduire". Les décisions restent miennes :

  • Quoi construire et pourquoi
  • Si le plan a du sens
  • Si l'output correspond au standard

La partie "vibe" c'est que la friction d'exécution est tombée à quasi zéro. Ce qui me permet de passer plus de temps sur ce qui compte vraiment.

Si tu veux la version chiffrée de tout ça — d'où vient vraiment le gain de vitesse — je l'ai détaillée dans comment j'utilise Claude Code pour coder 3x plus vite.


Tu veux mon setup comme point de départ ? Le Claude Code Skills Starter Kit regroupe les skills et hooks de cet article — dépose-le dans ~/.claude/ et tu tournes en cinq minutes.

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